l_homme_a_arrete_d_evoluer

On dit que l'homme moderne a évolué jusqu'à il y a environ 100 000 ans, puis a cessé d'évoluer. L’évolution depuis lors, a-t-on affirmé, a été “une évolution culturelle et sociale”. L'évolution biologique est inconnue chez l'homme de tout temps historique1).
Pourquoi les inuits ne sont pas couverts de fourrure ?
Pourquoi les populations de pécheurs n’ont pas des pieds palmés ?

1. Il existe des preuves que les humains ont évolué au cours des derniers milliers d'années et continuent d'évoluer.

  • L'analyse de la variation du génome humain indique que les gènes associés à la taille du cerveau ont évolué au cours des dernières 37 000 et 5 800 dernières années 2) 3).
  • La résistance à la drépanocytose a évolué pour devenir plus prévalente dans les zones où le paludisme est plus répandu.
  • La tolérance au lactose a évolué en même temps que les changements culturels dans la consommation de produits laitiers 4).
  • Certains humains ont récemment acquis des mutations qui confèrent une résistance au SIDA 5) 6) et aux maladies cardiaques 7) 8). Il existe certaines preuves que l'évolution humaine s'est accélérée récemment, depuis que les humains se sont dispersés depuis l’Afrique et ont développé l'agriculture 9).

2. Comme dans le cas des macroévolutions ou des intermédiaires fossiles, les exemples généralement exigés par les créationnistes comme preuves de l’évolution sont totalement improbables… en vertu de la théorie de l’évolution et illustrent une profonde incompréhension. Les inuits sont arrivés il y a quelques milliers d'années10)… : un temps extrêmement court pour observer de grand changements. De plus, ils connaissaient déjà des moyens de se protéger du froid : Une fourrure est inutile si on sait s’habiller de celle de ses proies.


3. Contrairement à l’affirmation, il existe des variations génétiques spécifiques de ces populations isolées par rapport aux autres populations humaines, qui montrent donc une évolution.


4. De nombreuses population humaines isolées ont développé une adaptation physique à leur conditions de vie particulière11).


5. On parle d’une “une évolution culturelle et sociale”, car grâce à la transmission de la connaissance qui a été rendu possible par l’écriture, l’humanité a pu considérablement changer son mode de vie (progrès de la médecine en particulier). Cette évolution culturelle a eu un impact très important sur l’humanité, mais n’a pas changé fondamentalement notre biologie. Mais ça n’a pas remplacé ou stoppé l’évolution biologique.

  • Occultation des faits
  • Claim CB928.2. Humans have stopped evolving. - Index to Creationnist Claims, par Mark Isaak
  • Beauchamp, J.P. (2016) Genetic evidence for natural selection in humans in the contemporary United States. Proceedings of the National Academy of Sciences, 113, 7774–7779.
  • Lynch, M. (2016) Mutation and Human Exceptionalism: Our Future Genetic Load. Genetics, 202, 869–875.

1)
Ferrell, Vance, 2001. Evolution Cruncher, chap. 13: Ancient man. Altamont, TN: Evolution Facts, Inc. http://evolution-facts.org/Ev-Crunch/c13a.htm
2)
Evans, Patrick D. et al. 2005. Microcephalin, a gene regulating brain size, continues to evolve adaptively in humans. Science 309: 1717-1720.
3)
Mekel-Bobrov, Nitzan et al. 2005. Ongoing adaptive evolution of ASPM, a brain size determinant in Homo sapiens. Science 309: 1720-1722.
4)
Durham, William H. 1992. Coevolution: Genes, Culture, and Human Diversity. Stanford, CA: Stanford University Press.
5)
Dean, M. et al. 1996. Genetic restriction of HIV-1 infection and progression to AIDS by a deletion allele of the CKR5 structural gene. Science 273: 1856-1862.
6)
Sullivan, Amy D., Janis Wigginton and Denise Kirschner. 2001. The coreceptor mutation CCR5-delta-32 influences the dynamics of HIV epidemics and is selected for by HIV. Proceedings of the National Academy of Science USA 98: 10214-10219.
7)
Long, Patricia. 1994. A town with a golden gene. Health 8(1) (Jan/Feb.): 60-66.
8)
Weisgraber K. H., S. C. Rall Jr., T. P. Bersot, R. W. Mahley, G. Franceschini, and C. R. Sirtori. 1983. Apolipoprotein A-I Milano. Detection of normal A-I in affected subjects and evidence for a cysteine for arginine substitution in the variant A-I. Journal of Biological Chemistry 258: 2508-2513. ). Le séquençage à l'échelle du génome montre également des preuves d'une sélection beaucoup plus positive ((Sabeti, P. C. et al. 2006. Positive natural selection in the human lineage. Science 312: 1614-1620.
9)
Hawks, John et al. 2007. Recent acceleration of human adaptive evolution. Proceedings of the National Academy of Science USA 104: 20753-20758.
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  • Dernière modification: 2019/11/05 10:10
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